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Dernières acquisitions au musée de la Vie romantique

 
AccueilActualitésDernières acquisitions au musée de la Vie romantique

Le musée de la Vie romantique poursuit sa politique d'acquisitions et enrichit ses collections permanentes de nouvelles oeuvres depuis le printemps 2015 :

>  Années 2018
Oeuvres nouvellement présentées à partir du 17 décembre 2018

Portrait de Maria Malibran ( 1808-1836) d’Ary Scheffer, 1831 (Dordrecth 1795 - Argenteuil 1859) 
Paul Balze (1815-1884), Portrait présumé de Vittoria Balze,1845
Alfred Johannot, Dame et gentilhomme du temps de Charles Ier, (acquisition 2017 – jamais présenté au public)
Alfred Johannot, Marie Stuart bénissant Roland Groeme et Catherine Seyton (acquisition 2017 – jamais présenté au public)

>  Années 2016 / 2017

Paolo et Francesca, 1820, de Pierre - Claude François Delorme (1783-1859)  / Acquisition de janvier 2016
Le Larmoyeur, 1820, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858)  Eberhard, comte de  Wurtemberg, dit le Larmoyeur, pleurant la mort de son fils, Paris, Musée de la Vie romantique / Acquisition de septembre 2017 visible depuis juin 2018 dans les collections.

> Année 2015 
La Translation de la Sainte Maison par les Anges réalisée entre 1828 et 1837 par Pierre Claude François Delorme (1783-1859)
Don Juan et Haïdée (1839) de Marcel Saulnier (?-1842)
Le Plongeur de Friedrich Schiller, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858) / Acquisition hiver 2015
Portrait de Pauline Viardot (1821-1910), cantatrice, en sainte Cécile, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858)
  • La Translation de la Sainte Maison par les Anges réalisée entre 1828 et 1837 par Pierre Claude François Delorme

    Notre-Dame de Lorette est un monument emblématique de la Nouvelle Athènes et atteste au plan monumental de la même diversité et effervescence artistique que le musée de la Vie romantique dans ce quartier neuf du Paris des années 1830. L'acquisition de La Translation de la Sainte Maison par les Anges (1828 et 1837) par Pierre Claude François Delorme (1783-1859) permet ainsi de faire entrer dans nos collections, un témoignage important de ce renouveau artistique avec l’oeuvre d’un artiste qui fait écho aux compostions religieuses d’Ary Scheffer.

     

  • Don Juan et Haydée par Saunier
    Don Juan et Haydée - A.LLaurency/ Musée de la Vie romantique/Roger Viollet

    Cette acquisition vient compléter le fonds du musée de la Vie romantique qui consacre une partie de ses collections aux représentations picturales des grands thèmes littéraires de la première moitié du XIXe siècle. Elle fait ainsi écho au tableau d’Ary Scheffer Le Giaour, également tiré d’un poème de Byron. Outre des qualités plastiques évidentes, elle témoigne d’un romantisme irrigué par la douceur de l’esthétique pittoresque des années 1830. Elle permet enfin, avec un tableau au charme indéniable, de prolonger une politique d’acquisition remettant en lumière des artistes méconnus, comme ce fut le cas avec l’entrée dans les collections ces dernières années des tableaux de Charles Durupt et d’Hippolyte Debon.
     
     

  • - Ary Scheffer (1795-1858). Portrait de Pauline Viardot (1821-1910),cantatrice, en sainte Cécile. (c)Alexandra Llaurency

    Pauline Viardot (1821-1910) est une figure majeure du monde artistique et littéraire du Paris romantique. Sœur de la diva Maria Malibran, elle marque son temps par ses talents de cantatrice autant que par ses qualités de compositrice et de comédienne. Mariée en 1840 à Louis Viardot, directeur du théâtre des italiens, elle s’installe en 1848 rue de Douai qui devient alors le lieu de rendez-vous d’une brillante société  littéraires et musicale.
    Le portrait qu’a acquis le musée de la Vie romantique, faussement attribué à Lehmann, est en réalité l’effigie commandée à Ary Scheffer pour orner l’orgue de salon de la chanteuse, livré en 1851  par  Cavaillé-Coll et connu par plusieurs gravures. Considéré parfois comme un portrait réalisé en hommage à sa sœur morte en 1836, sa ressemblance avec les autres images de Pauline et les témoignages contemporains infirment cette hypothèse.
     
    Cette acquisition permet de réunir au musée de la Vie romantique deux portraits de Pauline Viardot par Scheffer et montre une facette peu connue du travail de cet artiste, entre peinture religieuse et portrait mondain.
     

  • Le Plongeur, d’après Friederich Schiller, Ary Scheffer (Dordrecht, 1795 – Argenteuil, 1858) - (c) Musée de la Vie romantique / Roger-Viollet

    Aquarelle du peintre Ary Scheffer d’après le Plongeur de Friedrich Schiller
                                         
    Le dessin par son sujet emblématique du romantisme allemand et par sa grande qualité est une acquisition majeure pour le musée de la Vie romantique.
    La composition illustre la ballade intitulée Der Taucher (Le plongeur) publiée par Friedrich Schiller en 1797 dans l’Almanach des muses. Dans ce récit, un gentilhomme défie Dieu et les forces de la Nature en plongeant dans un torrent déchainé pour recueillir la coupe jetée par son roi. Renouvelant l’épreuve, le souverain lui promet sa fille s’il réussit à nouveau l’exploit ; mais au second plongeon le héros malheureux ne remonte pas, englouti à jamais par les flots. Dans son aquarelle, l’artiste choisit de représenter le moment où le roi, sa fille et la cour attendent le retour du héros en une dramaturgie suspendue où l’issue fatale du drame est perceptible dans la tension du groupe. Cette élision finale du poème que Scheffer reprend à son compte fait de ce dessin une feuille exemplaire de l’esthétique romantique, caractéristique du goût de l’artiste à cette période pour ce type d’aquarelles particulièrement ambitieuses et séduisantes, véritables enluminures du romantisme.

    L’œuvre graphique de Scheffer est rare dans les collections françaises et aucune feuille similaire de l’artiste illustrant Schiller n’est connue.
    Un tel dessin constitue donc une acquisition importante pour le musée de la Vie romantique, lieu de référence de l’œuvre d’Ary Scheffer et du romantisme.

     

  • Paolo et Francesca, 1820, Pierre - Claude François Delorme (1783-1859) - (c) Musée de la Vie romantique / Roger-Viollet

    Pour la première fois, Paris Musées a lancé une campagne de crowdfunding qui a permis au musée d’acquérir une œuvre : une cagnotte était mise en ligne sur le site https://dartagnans.fr qui a permis d’aider le musée de la Vie romantique à acquérir, avec le soutien de la Société des Amis du musée, le tableau Paolo et Francesca de Pierre-Claude-François Delorme dont l’esthétique et le thème placent l’œuvre naturellement dans les collections du musée.
     
    L’histoire de Paolo Malatesta et Francesca da Rimini, damnés pour s’être aimés, devient une icône de l’amour romantique et fut une source d’inspiration majeure pour la génération des artistes de cette période. Le tableau, probablement réalisé à la fin des années 1820, représente la scène où les deux jeunes gens s’éveillent à l’amour tandis qu’apparait dans l’ombre la figure menaçante du mari, prêt à transpercer les deux amants de son épée.
     
    L’œuvre acquise intègre les collections permanentes du musée de la Vie romantique où lui a été choisi un emplacement spécifique aux côtés de Don Juan et Haïdée de Marcel Saulnier (1839), Manfred et l’Esprit d’après Lord Byron de Barthélémy-Charles Durupt (1838) ou Lénore, les morts vont vite de Ary Scheffer.

  • Le Larmoyeur, Ary Scheffer (1795-1858), Paris Musée de la Vie romantique - (c) Musée de la Vie romantique/ Roger-Viollet

    Le musée de la Vie romantique s'est enrichi en septembre 2017, d’un tableau important du peintre Ary Scheffer Ebehrard, comte de Wurtemberg, pleurant la mort de son fils dit Le Larmoyeur  d’après Friedrich Schiller. Elle complète au sein de ses collections le panorama de l’œuvre de cet artiste qui fut le premier occupant de des ateliers et de la maison rue Chaptal.
    Actuellement installé dans l'atelier salon depuis juin 2018 suite aux travaux de mise en accessibilité des personnes en situation de handicap et d'accueil des publics.

    Le Larmoyeur s'inspire d'une ballade de Friedrich Schiller. Ary Scheffer choisit d’illustrer l’un des derniers vers du poème : «  Et tandis que nous, dans notre camp, célébrons notre victoire, que fait notre vieux comte ? Seul dans sa tente, devant le corps mort de son fils, il pleure. » Le peintre emprunte à Schiller comme à Shakespeare, Dante, Byron ou Goethe des sujets nouveaux, à la fois identifiables par un public cultivé mais qui lui laissent une grande liberté d’interprétation comme ici dans la représentation du drame intime.
     

  • Portrait de la Malibran, Ary Scheffer, 1831 musée de la Vie romantique - (c) DR/ MVR

    Maria Felicita Garcia dite la Malibran (Paris, 1808 – Manchester, 1836) est l’une des grandes figures de l’histoire de l’opéra. Issue d’une famille de musiciens, elle est la fille du ténor manuel Garcia et la sœur de la cantatrice et compositrice Pauline Viardot. Reine incontestée de la scène parisienne dès ses débuts à l’Opéra en 1828, elle va marquer, malgré sa courte carrière, le répertoire romantique au Théâtre-italien et bien au-delà sur les scènes européennes. Son destin tragique et son décès dans la fleur de l’âge vont concourir à son mythe : suite à un accident de cheval en 1836 alors qu’elle n’a que 28 ans, elle meurt presque sur scène, faisant fi de son agonie pour se produire en une dernière série de concerts. Objet d’une véritable idolâtrie, Marie Malibran incarne encore aujourd’hui auprès de nombreux amateurs l’essence de la diva romantique au XIXe siècle. Parmi les portraits connus de la chanteuse, il faut citer celui de Henri Decaisne (1830, musée Carnavalet) et celui de François Bouchot déposé au musée de la Vie romantique (1831, musée du Louvre) la représentant dans le rôle de Desdémone.

    Le tableau proposé ici est une véritable redécouverte  : il constitue un apport essentiel à nos collections, en proposant une image intime de la cantatrice qui fait écho aux portraits de sa sœur Pauline Viardot que le musée conserve.

  • Portrait présumé de Vittoria Balze, 1845, Paul Balze ( Rome, 1815 - Rome 1884) - (c) DR/MVR

    Ce tableau intime ' Portrait présumé de Vittoria Balze' de Paul Balze vient compléter les portraits de famille de Scheffer présents dans les collections et concourre à l’ambiance familière que construit notre musée au sein de son parcours.
    La carrière de Paul Balze (1815-1884) est indissociable de celle de son jeune frère Raymond (1818-1909). Connus pour être les plus fidèles élèves d’Ingres, ils sont les fils de Joseph Balze, Grand chambellan du roi d’Espagne Charles IV pendant son exil à Rome de 1811 à 1819 qui commanda plusieurs œuvres au peintre à partir de 1814. Les deux frères entrèrent à l’école des Beaux-Arts dans les années 1830, entamant un cursus artistique classique. Rentrés en Italie probablement à la demande du maître montalbanais devenu Directeur de l’Académie de France à Rome (1834-1841) ils deviennent ses plus proches collaborateurs, œuvrant à la colossale entreprise des copies des fresques de Raphaël pour le Vatican réalisé entre 1835 et 1847 et menée par Ingres.

    Ce portait d’enfant constitue un témoignage particulièrement intéressant de la manière de l'artiste : Il ne peut s'agir d'un portrait de commande car Paul Balze n’est pas connu comme portraitiste, et il se dégage un sentiment de familiarité que suggère la pose de la fillette, tout endimanchée dans sa blouse à carreaux, son calot trop élégant pour son âge posé au sol, avec le chien de la maison qu’elle enserre et qui devient le second protagoniste du tableau.

 

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